7. Scierie de bois
À l’angle des rues Petegem et Donker se trouve une scierie de bois, qui existait déjà lorsque Raveel habitait dans la rue.
Au cours des premières quinze années de sa carrière, Raveel peut à peine se permettre de la toile de peinture et bon nombre de ses tableaux réalisés entre 1940 et 1955 sont peints sur des panneaux de fibres de bois qu’il achète à bon marché dans cette scierie. D’autant plus qu’à ses débuts, les formats de ses œuvres sont encore assez réduits.
Si Machelen-sur-Lys est un village animé à cette époque, le champ d’action des villageois est nettement plus restreint qu’aujourd’hui et le village offre tout ce que ses habitants nécessitent.
Ils sont nombreux à cultiver des fruits et des légumes dans leur potager, à consommer les œufs de leurs propres poules et à élever des lapins pour leur chair. La viande de bœuf est encore un produit de luxe et n’est servie qu’en de rares occasions.
La manufacture et la simplicité de cette vie rurale constituent pour Raveel une riche source d’inspiration dès le début de son cheminement artistique.








